Contexte et enjeux
Le congrès fait suite aux débats sur l'adhésion à la IIIe Internationale créée par Lénine en 1919. Les socialistes français doivent se prononcer sur les 21 conditions imposées par Moscou, notamment l'exclusion des réformistes et l'adoption de méthodes révolutionnaires. Cette question divise profondément le parti entre partisans et opposants à l'adhésion.
La scission
Après d'intenses débats, les délégués votent à 3247 voix contre 1398 pour l'adhésion à l'Internationale communiste. La majorité fonde le Parti communiste français (Section française de l'Internationale communiste) tandis que la minorité, menée par Léon Blum, conserve le nom de SFIO. Cette scission structure durablement le paysage politique de la gauche française entre socialistes et communistes.
Conséquences historiques
Le Congrès de Tours marque une étape décisive de l'histoire politique française en créant deux partis de gauche distincts. Cette division influence les stratégies électorales, les alliances politiques et les débats idéologiques pendant des décennies. L'événement s'inscrit dans le contexte plus large de la recomposition du mouvement ouvrier européen après la révolution bolchevique de 1917.
