Nature des faits
La cellule antiterroriste de l'Élysée, dirigée par Christian Prouteau et Gilles Ménage, a procédé à des écoutes téléphoniques sans autorisation judiciaire sur plus d'une centaine de personnalités. Les cibles incluaient des avocats comme Antoine Comte, des journalistes du Canard enchaîné, et diverses figures politiques, souvent pour des motifs dépassant le cadre antiterroriste officiel.
Révélation et conséquences judiciaires
L'affaire éclate publiquement en 1993 avec les révélations du Monde sur l'existence de ces écoutes. Une instruction judiciaire est ouverte, aboutissant à la condamnation en 2005 de plusieurs responsables pour atteinte à l'intimité de la vie privée. François Mitterrand, alors président, a toujours nié avoir ordonné ces écoutes, mais l'affaire a durablement marqué les débats sur les limites du pouvoir exécutif et le contrôle des services de renseignement.