Parcours littéraire et artistique
Né à Quimper dans une famille juive, Max Jacob s'installe à Paris en 1897 où il côtoie les milieux artistiques de Montmartre. Il publie en 1917 'Le Cornet à dés', recueil fondateur du poème en prose moderne, et développe une esthétique poétique originale caractérisée par l'humour, les jeux de mots et les images surréalistes avant la lettre.
Relations avec les avant-gardes
Jacob entretient des relations étroites avec les peintres cubistes, particulièrement Pablo Picasso dont il devient l'ami intime dès 1901. Il influence et accompagne les révolutions esthétiques de son époque, servant de passeur entre littérature et arts plastiques. Sa correspondance et ses critiques d'art témoignent de son rôle central dans les mouvements artistiques parisiens.
Fin de vie et persécution
Retiré à l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire à partir de 1921 après sa conversion, Jacob mène une vie contemplative tout en continuant d'écrire. Arrêté en février 1944 par la Gestapo en raison de ses origines juives, il meurt d'une pneumonie au camp de Drancy avant sa déportation, devenant une figure tragique de la Shoah en France.