Parcours et prise de pouvoir
Né dans la région de Blida, Zitouni rejoint les rangs islamistes armés au début des années 1990 après l'interruption du processus électoral qui devait porter le Front islamique du salut (FIS) au pouvoir. Il gravit rapidement les échelons du GIA et en devient l'émir en 1994, succédant à Chérif Gousmi après l'assassinat de ce dernier.
Direction du GIA et actions notables
Sous sa direction, le GIA intensifie sa campagne de violence contre les civils, les intellectuels et les étrangers présents en Algérie. L'enlèvement des sept moines trappistes du monastère de Tibhirine en mars 1996 constitue l'un des actes les plus médiatisés de cette période. Zitouni revendique également de nombreux attentats et assassinats visant à déstabiliser le pouvoir algérien.
Mort et héritage
Djamal Zitouni est tué en juillet 1996 lors d'un affrontement avec un groupe rival dirigé par Hassan Hattab, futur fondateur du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Sa mort marque une étape dans la fragmentation du mouvement islamiste armé algérien et le déclin progressif du GIA.